Hypnose tattoo, 3 ans après
Chaque année, je pose ma table au milieu du bruit des machines à tatouer, et j'accompagne des personnes dans un état que beaucoup n'imaginaient pas possible pendant un tatouage : la déconnexion totale. Retour sur trois ans d'hypnose tatouage en convention.

Qu'est-ce que l'hypnose tattoo concrètement ?
L'hypnose tattoo, c'est une séance d'accompagnement pensée pour vivre son tatouage autrement — sans subir la douleur, sans crisper le corps pendant des heures, parfois plusieurs jours de suite.
Concrètement, le protocole tient en deux temps :
1 heure de présence avec la personne tatouée, avant ou pendant sa séance de tatouage, pour l'installer en transe hypnotique à l'aide d'ancrages sonores et kinesthésiques — des repères que le corps et l'esprit reconnaissent instantanément, même en pleine convention, même dans le bruit.
Un audio de 3 heures, à écouter au casque pendant le tatouage, qui permet de rester dans cet état de conscience modifiée bien après mon départ, aussi longtemps que dure la séance sous l'aiguille.
Le résultat : un corps détendu, une douleur largement atténuée, et souvent un tatoueur qui travaille dans de bien meilleures conditions.
Année 1 : faire exister un concept que personne n'attendait
La première année, je n'avais même pas de stand. Il a fallu faire connaître le concept auprès d'un public qui n'y croyait pas forcément — entre les sceptiques de l'hypnose en général, et les "anciens" du milieu du tatouage, convaincus que la douleur fait partie intégrante de l'expérience, presque un rite de passage à ne pas court-circuiter.
Il y avait du chemin à faire. Mais dès cette première édition, il y a eu de très belles séances. Je me souviens en particulier d'un homme qui se faisait tatouer la jambe entière, par deux tatoueurs, sur trois jours. Au bout du deuxième jour, il a fait appel à moi. Pendant la séance, il s'est retrouvé — mentalement — sur une plage, autour d'un feu, avec ses amis. Une déconnexion totale, alors même que l'aiguille continuait de travailler sur sa peau.
L'an dernier : l'année où "ça a pris"
L'année suivante a été d'une tout autre intensité : jusqu'à 4 demandes par jour sur la convention. Le bouche-à-oreille avait fait son travail, les tatoueurs eux-mêmes commençaient à recommander la démarche.
Une séance en particulier m'a marquée. Un homme se faisait tatouer toute la jambe sur trois jours, passionné de photographie d'étoiles. Je l'ai embarqué dans cet univers pendant la transe — et il est resté totalement déconnecté de son corps pendant les trois jours de tatouage. Son tatoueur en a été littéralement bluffé, incapable de comprendre comment quelqu'un pouvait rester aussi immobile et détendu aussi longtemps.
Ce genre de retour, ça ne trompe pas : l'hypnose tatouage commençait vraiment à trouver sa place dans ce milieu.
Cette année : une convention marquée par la crise
Alors, cette année ? Entre le rythme de mon cabinet et mes activités parallèles, je n'ai pas eu le temps d'envoyer mon petit mailing aux 400 tatoueurs de la convention, comme je le fais habituellement. Mais je ne pense pas que ce soit la vraie raison du nombre plus faible de demandes.
L'ambiance générale de la convention de Nantes cette année était particulière. On sentait les gens subir un climat économique tendu — chaque euro compte, chaque dépense se pèse. Ajouter 40 euros pour une technique dont certains doutent encore, ce n'est tout simplement plus une priorité pour beaucoup. Le milieu du tatouage traverse, comme d'autres, une période compliquée, et ça se ressent directement sur ce type de prestation complémentaire.
Un accueil toujours aussi chaleureux
Ce qui reste intact, en revanche, c'est l'accueil. Tatoueurs, tatoués, simples visiteurs : l'hypnose tattoo mais aussi ma pratique, suscitent toujours autant de curiosité et de bienveillance sur place.
Plusieurs personnes rencontrées sur le stand ont d'ailleurs prévu de prendre rendez-vous en cabinet, chez SOLAL à Nantes, pour vivre l'expérience dans un cadre plus posé, en amont de leur prochain tatouage.
Et la suite pour l'hypnose tatouage ?
Le format historique reste disponible toute l'année, convention ou pas : une séance d'1 heure en cabinet, l'audio de 3 heures à emporter, puis le rendez-vous chez son tatoueur quelques jours plus tard pour vivre la séance en pleine détente.
Je réfléchis également à proposer prochainement une formation dédiée aux tatoueurs, pour qu'ils puissent eux-mêmes accompagner leurs clients vers cet état de relâchement — même si le contexte économique actuel n'est sans doute pas le moment le plus simple pour eux non plus de s'engager dans ce type de projet.
Une chose est sûre : cet accompagnement continue de vivre, dans le Grand
Ouest comme sur l'ensemble du territoire français grâce aux séances en visio.
Encore merci à Stéphanie de la Convention de Nantes, mais aussi celle de Rennes et Vannes, qui m'a laissé cette chance de pouvoir tester cette pratique dans ses conventions.
Vous préparez un tatouage et l'idée de la douleur vous freine ? La séance d'hypnose tatouage se prépare en cabinet à Nantes (SOLAL), à Rocheservière (vendée) ou à distance en visio, partout en France.
Prenez rendez-vous pour en discuter.



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